Vous y voilà ! La fin de la trilogie concernant le symbole de l’œuf arrive à sa fin avec cet article.
Je vous propose aujourd’hui de finir le développement du symbole de l’œuf dans le tarot de Marseille et à partir des travaux de Alexandro Jodorowsky.
Dans mon premier article sur le sujet dont vous pouvez retrouver l’intégralité ici (https://emilie-m.net/loeuf-symbole-de-renaissance-et-de-regeneration/), je vous indiquais la présence de l’œuf dans 4 arcanes : la Papesse, l’Empereur, le Pendu et le Monde. Quels sont les autres liens entre ces cartes ? Et comment Jodorowsky perçoit les fêtes de Pâques ?
Le symbole de la croix dans le tarot de Jodorowsky
Regardez comme ces trois arcanes, l’Empereur, le Pendu et le Monde, ont toutes les trois les jambes croisées ! Ces jambes forment un 4 ou une croix, qui sont tous deux, des symboles de la Matière.
Celle-ci est donc appelée à devenir une expression de l’Esprit.
Ces trois arcanes invitent la verticalité de l’Esprit à rencontrer l’horizontalité de la matière ! La CROIX symbolise l’écartèlement ressenti par l’être humain entre la nécessité d’exister dans la matière (manger, dormir, travailler, construire…) et son aspiration intérieure à l’absolu de l’être qu’il est.
C’est de ce croisement que naît l’œuf, symbole de vie et de potentialité. L’œuf est à la fois une totalité et une promesse.
La Papesse, quant à elle, porte 4 croix :
Un croisement de 2 rubans ou de 2 liens sur son estomac
3 petites croix qui s’inscrivent sur ces liens.
La loi des séries de quatre
L’ensemble de ces 4 arcanes font 3+1 = 4
Il semble que nous observions là l’une des lois du Tarot. Jodorowsky écrit dans « La voie du Tarot » :
« Une fois conscient que sous une symétrie apparente le Tarot niait toujours les répétitions, je commençais à me rendre compte que les Arcanes mineures s’organisaient suivant une loi que l’on pouvait formuler ainsi : « sur quatre parties, trois sont quasiment égales et une est différente. Et sur les trois égales, deux se ressemblent davantage ». Il cite alors de nombreux exemples (page 35) parmi :
les arcanes mineurs,
les religions et les mythologies,
les 4 éléments,
les ouvertures du visage
les 4 tempéraments
les 4 phases de l’alchimie
les 4 états de la matière
Ici, vous pouvez observez un exemple de cette loi sur 4 parties :
une est différente : La Papesse
3 sont quasiment égales : L’Empereur, Le Pendu et Le Monde
sur les 3, 2 se ressemblent davantage : Le Pendu et Le Monde
Les œufs de Pâques vus sous le prisme du Tarot
Pour le dimanche de Pâques qui s’annonce, vous serez moins nombreux à voir les enfants chercher dans les fourrés les petits œufs en chocolat (confinement oblige). Toutefois, imaginez la scène et observez-la, vous penserez :
à la sagesse et à la Connaissance que vous mûrissez en vous comme une Papesse
au projet que vous voulez mettre au monde comme L’Empereur
à tout le potentiel spirituel que vous pouvez manifester en ne faisant rien comme Le Pendu
au rêve d’accomplissement que vous portez en vous comme la femme du Monde
Lorsque vous vous régalerez en dégustant des œufs, vous saurez que vous contenez en vous un potentiel immense, des millions de fois plus immense que tout ce que vous pouvez imaginez.
Autrement dit, le tarot de Marseille et l’analyse de Alexandro Jodorowsky vous montrent toute la puissance de ces symboles et du travail qu’il vous indispensable de faire en conscience pour permettre à un nouveau monde, votre nouveau monde, d’émerger grâce à cette crise sanitaire.
Les quatre cartes que je viens d’évoquer avec vous sont des étapes, des figures par lesquelles vous pouvez/devez passer pour permettre à votre œuf d’éclore et d’accomplir sur terre votre plein potentiel spirituel.
Voyez le spirituel dans la matière, car c’est bien cela que la matière est, l’incarnation du spirituel. L’œuf vous invite donc à prendre conscience de votre plein pouvoir créateur et à le reprendre en main dès à présent.
Vous voulez en savoir plus sur l’œuf ? Posez vos questions en commentaire et j’y répondrai avec plaisir. Retrouvez aussi le deuxième volet de cette trilogie ici :
Lors de mon précédent article, j’ai commencé d’évoquer la symbolique de l’œuf, une symbolique très riche qui rentre en résonance totale avec votre vécu actuel.
Dans le précédent article (pour rappel voir ici : https://emilie-m.net/loeuf-symbole-de-renaissance-et-de-regeneration/) j’évoquais l’œuf en tant que l’un des quatre modèles de mythes cosmogoniques, puis je vous évoquais la symbolique de l’œuf dans le tarot de Marseille. Je vous propose de poursuivre aujourd’hui la symbolique de l’œuf suivant les traditions du monde, l’alchimie avant d’arriver à une tradition que vous connaissez bien et qui met à l’honneur l’œuf : Pâques.
L’œuf,
représentation du chaos
Le chaos représente la totalité parfaite, androgyne qui contient tout, mais où rien n’est différencié. L’œuf est alors une réalité primordiale, qui contient en germe la multiplicité des êtres qui vont en sortir.
L’œuf
apparaît souvent sur les eaux ou sur un tertre. Il résulte de
l’action du Verbe créateur, le vent qui souffle sur les ténèbres,
soit pondu par un oiseau :
–
l’œuf de serpent chez les Celtes, figuré par l’oursin fossile
–
L’œuf craché par le serpent en Égypte ou pondu par l’oiseau
Bennou
–
L’œuf craché par le dragon chinois.
Tradition
orphique connue par Aristophane et Platon
Ce
qui est dit explique à partir de l’œuf la création du monde :
« A
l’origine était le Vide, et la Nuit, et le noir Erèbe, et le
large Tartare ; la Terre, l’air ni le ciel n’existaient pas
encore. Mais dans les profondeurs infinies de l’Erèbe, la nuit aux
ailes noires enfanta un œuf sans germe, d’où sortit, à la saison
fixée, Eros le désirable, le dos resplendissant de deux ailes d’or,
pareil aux tourbillons rapides comme le vent. S’étant uni de nuit
au vide ailé, dans le large Tartare, il façonna notre race (à nous
les oiseaux) et la fit surgir la première à la lumière. Celle des
Immortels n’existait pas avant qu’Eros n’eût opéré l’union
de toutes choses : du mélange progressif des éléments entre eux
sortirent le Ciel, l’Océan, la Terre, et la race impérissable des
dieux bienheureux. »
Le chaos, parfois si effrayant
L’œuf
est donc l’origine de tout, symbole de l’unité primordiale. Il
est l’image du vivant achevé, représentant la plénitude de
l’être, qui se dégrade peu à peu jusqu’au non-être de
l’existence individuelle. La théogonie orphique va de l’être au
non-être.
Sous les noms de Prôtogonos (« Premier-Né »), ou de Phanès (« Celui qui fait briller »), Éros est la puissance qui intègre et concilie les opposés et les contraires ; c’est la force primordiale qui permet d’unifier les aspects différenciés d’un monde déchiré par les tensions. Eros, qui est aussi le plus ancien dieu grec, dieu de l’Amour et de la Nécessité, est donc mis en avant, en tant que premier-né qui intègre et concilie les contraires.
En Inde, l’œuf cosmique, né des eaux primordiales, couvé à leur surface par l’oiseau Hamsa, (l’esprit, le souffle divin), se sépare en deux moitiés pour donner naissance au Ciel et à la Terre.
Au Japon, l’œuf primordial du Shintô se sépare en une moitié légère le Ciel et une moitié dense la Terre.
L’œuf,
premier principe d’organisation
Vous
trouverez aussi dans différentes traditions du monde le principe
d’organisation rattaché à l’œuf. En Inde, l’Homme primordial
naît d’un œuf : il s’agit de Prajâpati, le dieu créateur
le père de tous les dieux et démons hindous.
En Chine, des héros naissent d’œufs fécondés par le soleil (soleil énergie masculine par essence).
Dans
la mythologie grecque, Léda, fille de Thestios (roi d’Étolie), est
l’épouse de Tyndare (roi de Sparte) et la mère de Clytemnestre,
d’Hélène et de Castor et Pollux.
On
raconte qu’elle fut aimée par Zeus, qui prit la forme d’un cygne
pour la séduire. De ses amours avec le dieu, elle conçut deux
enfants (Hélène et Pollux), qui naquirent dans un œuf, alors que
Clytemnestre et Castor, fils de Tyndare, naquirent dans un autre œuf
(selon une autre version, c’est Némésis qui aurait pondu un œuf
qui fut ensuite confié à Léda). Les récits varient cependant sur
ce point, et les auteurs présentent parfois les Dioscures comme fils
de Zeus tous deux, ou bien ne parlent que d’un seul œuf (quand ils
en parlent : ce n’est pas le cas d’Homère, et les Grecs d’époque
tardive avaient du mal à croire à cette légende ou s’en
moquaient).
A
travers ces différentes traditions, vous retrouvez les
trois principes d’organisation de l’œuf : symbole
de l’unité triple : Coquille, blanc et jaune.
Cette
organisation est analogue à la structure d’une cellule :
noyau, cytoplasme, membrane.
Le
noyau ou jaune représente une structure dense, qui structure.
Le blanc apporte la vie et la membrane apporte la cohésion,
délimite, circonscrit.
C’est
identique pour la structure de l’univers : la notion de Big
Bang (explosion) est peu à peu remplacée par celle d’éclosion.
L’univers a la forme d’un œuf.
L’œuf alchimique d’où sort l’union des principes masculin et féminin
Appliqué à l’alchimie, l’œuf symbolise le vase, l’athanor dans lequel s’opère la transmutation de la matière. Jung donne un excellent résumé des rapports symboliques entre l’œuf et l’œuvre alchimique :
« En
alchimie, l’œuf représente le chaos tel que le conçoit l’adepte,
la prima materia dans laquelle l’âme du monde est captive. De
l’œuf, symbolisé par le vase de cuisson rond, s’envole l’aigle
ou le phénix, l’âme libérée, identique, en dernière analyse, à
l’Anthropos qui était emprisonné dans l’étreinte de Physis ».
Psychologie et alchimie
Le chaos représente une matière vile, le plomb. Le phénix correspond à l’or, l’âme purifiée. Le mystère de la transmutation alchimique, comme passage de la matière à un état supérieur, s’explique par le symbolisme de l’œuf.
L’œuf
alchimique reçoit parfois aussi le nom d’œuf philosophique.
L’œuvre est désormais sous son signe : les appareils, le
déroulement de la cuisson, et le résultat sont des moments, des
formes ou des significations de l’œuf symbolique, selon la loi de
l’analogie.
Le
vase dans lequel s’effectue la cuisson de la matière première
porte le nom d’œuf en raison de sa forme et surtout du rôle de
matrice qu’il joue. C’est une sorte de petit ballon,
parfois en cristal, et dont l’orifice, une fois la matière
introduite, doit être soigneusement clos par le sceau d’Hermès.
C’est
un modèle réduit de la Création. Après l’incubation, doit
sortir la Pierre philosophale, l’Or spirituel, L’Enfant royal ou
poussin, union des principes masculin et féminin.
L’œuf
et le serpent
Une
liaison importante existe entre l’œuf et le serpent.
Parfois l’œuf est engendré par un serpent, le serpent avale ou crache un œuf, le serpent s’enroule autour de l’œuf. Dans certaines traditions, le serpent est aux sources de la vie, comme l’œuf.
C’est
le cas de l’énergie Kundalini, enroulée comme un serpent ;
du symbole de l’ourobouros, le serpent qui se mord la queue,
délimitant le cosmos en forme de cercle. Le serpent empêche la
désintégration de l’univers, il le contient. Perpétuelle
transformation de mort en vie.
La
symbolique du Zéro
Rappelez-vous
que nous sommes en 2020. Le zéro est donc doublement présent cette
année. Zéro est un mot dérivé de l’arabe çifa, qui signifie
vide.
Il
faut attendre le Moyen Age pour que le zéro apparaisse en Occident,
transmis par les arabes qui lui donnent son nom, mais déjà les
savants de l’Inde le connaissaient déjà au 1er
millénaire avant J.C. Il n’existe pas moins de 18 termes sanscrits
pour exprimer le concept du zéro, se rapportant généralement à
l’atmosphère, à l’immensité de l’espace, au vide ou au ciel.
Une des notions du zéro est le bindu, le germe.
Les Mayas connaissaient aussi le Zéro, et l’utilisaient abondamment dans leurs calendriers. Ils le représentaient par une coquille ou un escargot : régénération cyclique, vie fœtale.
Le Zéro est l’intervalle de la génération. Comme l’œuf cosmique, il symbolise toutes les potentialités. Il symbolise aussi l’objet qui, sans valeur par lui-même, mais uniquement par sa position, confère à d’autres de la valeur, le zéro multipliant par 10 les nombres placés à sa gauche.
Il
est la figure parfaite par excellence, sans commencement ni fin.
L’œuf de Pâques
L’œuf
de la rénovation périodique, l’œuf pascal
La
tradition des œufs que l’on s’offre, que l’on colore est
universelle. Elle est liée au Nouvel An, ou moments particuliers de
passage dans le calendrier.
En
Perse, en Chine, on s’offre des œufs colorés au Nouvel An.
L’œuf
symbolise la résurrection (du Christ) ou le renouveau du Printemps
dans les traditions non chrétiennes, le passage (Pesach- pascha-
paska, le retour de l’exil en Égypte dans la tradition
juive).
Pâques chrétien est aussi lié à la lune de Printemps.
L’œuf
symbolise alors le triptyque vie-mort-résurrection ou renaissance.
On
trouve parfois des œufs dans des tombes (en Grèce, en Égypte l’œuf
est évoqué dans les rites funéraires). D’ailleurs si vous
regardez certaines fresques, en Égypte, vous trouverez des
personnages qui ont un œuf posé au sommet de leur tête.
Cela peut vous rappeler le Pendu que je vous ai évoqué dans le précédent article et dans un autre lui étant uniquement dédié. Le Pendu laisse apparaître un œuf entre ses cheveux. Les cheveux sont reliés au monde spirituel. Pourtant c’est bien dans la direction de la terre que le Pendu fait naître l’œuf. Il apporte donc ce qui a germé dans son esprit à l’incarnation sur terre.
Voici donc une forme de potentialités qu’offre l’œuf actuellement. Qu’allez-vous faire de l’œuf que vous couvez actuellement. A quoi cela peut-il vous servir d’en prendre autant en magasin ? Pour en faire quoi ? Un seul peut suffire pour changer le monde, pour en faire naître un nouveau.
Vous
voulez en savoir plus sur l’œuf ? Posez vos questions en
commentaire et j’y répondrai avec plaisir.
Je
me rappelle en début de cette année que lors des vœux que je vous
adressais en janvier dernier, j’analysais déjà ce que 2020
pouvait porter comme « possibles ». Et dans ces
possibles, je voyais la présence de deux œufs.
Vous
voilà donc tous présents dans vos maisons, vos appartements, vous
yourtes etc. enfermés, comme dans un œuf ?
Et
parmi les denrées que vous êtes nombreux à acheter en supermarché,
l’œuf (et le papier toilette!) font partie de ceux qui remportent
un franc succès.
Aussi je vous propose aujourd’hui de réfléchir à la symbolique de l’œuf. Quel est son message ? Sa symbolique positive ? Ce vers quoi il vous invite à vous rendre ?
L’œuf
est donc un des quatre modèles de mythes cosmogoniques
Avec le symbolisme de l’œuf, on touche aux mystères de la création et de la vie. C’est le symbole le plus en rapport avec les mystères du vivant. Il vous fait aller dans une dimension très paradoxale, celle du passage entre le chaos et le monde différencié, quand les choses commencent à venir à l’existence, le moment où tout est encore possible. Passage de l’Un au multiple rappelle Brigitte Boudon, enseignante en philosophie.
Le Zéro est à
la fois avant le Un et après, et dans ce cas, c’est
l’espace de la création.
Le paradoxe de la poule et de l’œuf n’a pas
de solution si l’on se situe dans l’espace temps chronologique,
mais pas si l’on se situe dans ce temps mythique, non
chronologique, où les éléments coexistent.
Deux images se dégagent par rapport à la
création :
. soit l’œuf est la forme que prend le Chaos,
c’est alors la matrice qui contient tout à l’état virtuel,
latent, potentiel …. Alors le symbole de l’œuf concerne la
connaissance de ce qui est avant la création.
. soit l’œuf est la première forme
d’organisation, avec sa structure ternaire : la coquille avec
sa membrane, le blanc et le jaune.
Dans les deux cas, on parle d’œuf cosmique. Ces
deux images sont soit séparées soit unies dans une même
représentation :
1. l’œuf cosmique de la genèse, représentation du chaos
2. L’œuf, premier principe d’organisation
3. l’œuf alchimique
4. l’œuf et le serpent
5. la symbolique du Zéro
6. l’œuf de la renaissance (œuf de Pâques)
Les
messages de l’œuf dans le Tarot de Marseille
Pourquoi les œufs du Tarot ? Avec la fête de Pâques, la nature célèbre le retour de l’énergie vitale des végétaux. Avec le printemps, les fleurs poussent partout, les arbres sont en fleurs, et le soleil vient nous réchauffer. Ce n’est pas un hasard si la fête pascale dans la tradition chrétienne se situe au début du printemps. C’est toute la nature qui « ressuscite » au moment de la célébration de la résurrection du Christ !
Dans le Tarot de Philippe Camoin et Alexandro Jodorowsky, le symbole de l’œuf est présent sur quatre lames : la Papesse, l’Empereur, le Pendu et le Monde.
La Papesse couve son œuf. Le laissera-t-elle éclore un jour? Et que mettra au Monde son œuf?
La Papesse est une femme sage et réceptive. Elle
accumule en elle des forces comme une femme enceinte. Un œuf se
trouve sur la droite de la lame, symbolisant la gestation. Cet œuf
représente tout le potentiel de vie qui demande à être couvé pour
éclore. Il faut pour cela le temps nécessaire.
L’Empereur agit, construit, réalise. Son blason
est en contact avec le sol, montrant ainsi la dimension pragmatique
de ce personnage. L’aigle de son blason pond un œuf, mettant au
jour les projet de L’Empereur. Il « passe à l’acte »
en structurant le monde matériel. La ponte de cet œuf symbolise sa
nouvelle action.
Le Pendu est inversé : il regarde le monde à l’envers et ses cheveux touchent la terre. Un œuf se trouve dissimulé dans ses cheveux, comme si ces derniers l’avaient pondu. Les cheveux sont des antennes qui vous relient au « ciel » au monde spirituel. C’est dans l’humilité de la non-action, de l’immobilité, et du silence, que Le Pendu « accouche » d’un potentiel spirituel peut-être illimité. Ce potentiel vient à éclore et à s’exprimer sur Le Monde. Or la 21ème et dernière lame se trouve être exactement « en miroir » avec Le Pendu par le nombre et par la position des jambes.
Le Monde célèbre un accomplissement. Cette femme
serait, d’après l’enseignement de Philippe Camoin,
Marie-Madeleine, la femme initiée de Jésus. Son pied droit repose
sur un œuf qui se trouve intégré à la guirlande. Cette dernière
dessine une « mandorle » (en forme d’amande) qui est
aussi une forme d’œuf. Cet accomplissement symbolisé par les 4
énergies devenues des êtres vivants, annonce un nouveau potentiel
qui sera développé lors d’un nouveau cycle à venir, car la vie
ne s’arrête jamais.
La
Papesse est en gestation d’une Sagesse qui va se manifester et
s’incarner de 3 façons :
Par une action et une
réalisation matérielle avec L’Empereur
Par une non-action et un
lâcher-prise avec Le Pendu
Par une nudité majectueuse ouvrant sur un nouveau
potentiel avec Le Monde.
Vous retrouvez-vous dans ces premiers éléments de réflexion que ce soit au niveau symbolique ou au niveau du tarot ?
Vous voulez en savoir plus sur l’œuf ? Posez vos questions en commentaire et j’y répondrai avec plaisir. Je continuerai cet article avec un prochain dans les jours à venir.
J’ai
fait un rêve. Il y a quelques jours, à la suite d’une altercation
très vive avec une voisine, dont d’autres voisins ont été
témoins, j’ai fait ce rêve.
Je
suis plutôt une femme assez pacifique. Pourtant le comportement de
cette autre personne avec laquelle j’ai eu une altercation m’a
poussé à me positionner. Et tant mieux. Car elle n’était
finalement qu’une partie de moi-même à laquelle je ne faisais pas
face, que je refusais d’affronter.
Et
après cet événement, j’ai été extrêmement soulagée.
Cette
altercation concernait l’occupation d’un espace commun, un détail
qui, sans rentrer dans ma vie privée a de l’importance pour
comprendre une partie du rêve que je vais vous expliquer.
Le
rêve, la symbolique de ce que nous sommes
Je
m’appuie donc cette fois-ci sur cette expérience pour vous
rappeler l’importance de la symbolique dans nos vies.
Dernièrement
je vous ai parlé à ce sujet du coronavirus en vous invitant à
suivre aussi les travaux e Rose et Gilles Gandy sur le sujet.
Le
rêve : « Je voyais ma mère dans un autobus. Elle voyait
une roue (de grande taille) arriver sur le bus. Je ne sais par quel
moyen, elle a réussi à faire changer le chemin du bus qui a évité
la roue, mais a tout de même eu un accident. Lorsque je suis arrivée
sur place, ma mère n’était pas là. Elle devait voir un médecin
car elle avait mal au cœur. Mais les pompiers présents me
précisaient que sans elle, cela aurait pu être bien plus grave pour
tout le monde. Et effectivement je voyais tous les autres passagers
sains et saufs. Le bus était juste accidenté. Je me tenais pour ma
part en haut d’une colline et les occupants du bus étaient
légèrement en-dessous de moi ».
L’autobus
représente un moyen de transport collectif. Nous faisons donc une
partie de notre voyage, de notre incarnation avec d’autres. Et donc
cela renvoyait à ma relation aux autres. Oui ce rêve parlait bien
de moi et non pas de ma mère qui était juste le reflet de mon côté
« maman ». La mère protège. C’est ce qu’elle a fait
en forçant le bus à changer de direction. Comme la veille lors de
mon altercation vive avec ma voisine, je l’ai fait. Mais ma mère a
eu mal au cœur. Évidemment cette altercation et surtout la manière
dont elle a eu lieu m’a blessée. J’en avais conscience.
Mais
le plus intéressant n’est pas là. Je passe sur la suite de
l’interprétation de ce rêve que vous pouvez réaliser vous-même.
Elle est assez simple.
Le plus intéressant à mon sens porte sur la symbolique de la roue, qui renvoie pour moi à celle que je connais (dans le tarot de Marseille) qui est celle de A. Jodorowski , la carte de la Roue de Fortune.
La
roue de fortune, début ou fin d’un cycle
A
Jodorowski indique concernant cette carte les nombreuses
interprétations dont elle peut faire l’objet. C’est
effectivement le cas : « Sa forme circulaire et la
manivelle qui lui est attachée nous indiquent sa signification
première : fin d’un cycle et attente de la force qui mettra
en mouvement le cycle suivant. […] Plus que tout autre arcane, la
roue de fortune est nettement orientée vers une clôture du passé
et une attente de l’avenir. […] Si l’on décide d’analyser
cette carte comme un échec, c’est pour y découvrir que l’échec
n’est pas la fin de tout, mais une chance de reconversion : un
changement de chemin ».
L’échec
de la conversation avec la voisine oui, mais un changement de chemin
effectivement !
Et
A. Jodorowski d’ajouter : « Le message pourrait être
que la réalité, sous une apparence solide, est en perpétuel
changement comme les flots de la mer. Tout est condamné à
disparaître, le réel est un rêve éphémère et la Terre une
illusion de l’océan cosmique. Ici, un seul élément peut aspirer
à l’éternité : le centre de la roue. […] Tout tourne
autour de ce cœur, où l’on peut voir un symbole du mystère
divin. […] Le centre est le point à partir duquel le changement
peut s’opérer. »
Et
il ajoute encore : « Le cœur est donc présenté comme
l’élément qui peut unir ou immobiliser les autres instances, vie
spirituelle et vie animale. C’est souvent une énigme émotionnelle,
un noyau affectif irrésolu qui bloque l’action vitale d’un
consultant. Les cinq pointes de la couronne du sphynx nous renvoient
à la quintessence de l’être essentiel, la conscience capable
d’unir les instances disparates de l’être humain comme le pouce
unit les doigts de la main. »
« En
descendant au plus profond de nous-mêmes dans l’acceptation de
notre inconscient, nous pouvons effectuer la rencontre avec le dieu
intérieur et émerger en tant qu’êtres illuminés. En ce sens, le
centre de la roue représente à la fois le lieu de l’arrêt, le
noyau du problème et celui du mouvement possible, l’appel à
l’éveil du trésor intérieur. »
Et
de conclure : « La roue de fortune invite à réfléchir
sur les alternances inévitables d’ascension et de chute, de
prospérité et d’austérité, de joie et de tristesse. Elle nous
oriente vers le changement qu’il soit positif ou négatif et
l’acceptation de la constante mutation du réel. »
Extraits
tirés de : La voie du Tarot, Alexandro Jodoroswsky et
Marianne Costa, Editions Albin Michel, 2004.
Et
si la roue de fortune parlait ?
Au-delà
de mon expérience personnelle évoquée plus haut, j’ai le
sentiment, partagé avec d’autres, que l’expérience collective
que nous vivons actuellement peut aussi s’appuyer sur la symbolique
de la roue de fortune.
Plusieurs
énergies sont en jeu et nous invitent à travailler sur nous-même
et à l’intérieur en profondeur.
Chaque
symbole est porteur d’une conscience et j’aime l’idée de faire
parler ces symboles, comme le font très bien Alexandro Jodorowski et
Marianne Costa.
Si
la roue de fortune parlait, elle pourrait nous dire : « J’ai
connu toutes les expériences. Au commencement, j’avais devant moi
un océan de possibilités. Guidée tour à tour par la volonté, par
la providence ou le hasard, j’ai choisi mes actions, accumulé la
connaissance, pour ensuite éclater sans finalité préconçue.
D’innombrables fois j’ai trouvé la stabilité. J’ai voulu en
garder les fruits sur ma table mais je les ai vus pourrir. J’ai
compris que je devais m’ouvrir aux autres, partager. Qu’il me
faudrait chercher le grand Autre en moi, la source divine. Le centre
de mes révolutions innombrables autour de cet axe. Je me suis
perdue, cherchant tout ce qui me ressemblait. J’ai connu le plaisir
de me refléter dans les yeux de l’autre comme dans d’infinis
miroirs. Jusqu’au jour où, avec une force irrépressible, j’ai
agi dans le monde et tenté de le changer… pour me rendre compte
que je pouvais seulement commencer à le transformer. Ma quête
spirituelle s’est élargie au point d’imbiber la totalité de la
matière et je suis arrivée à l’effrayante perfection, cet état
où l’on ne pouvait rien m’ajouter, rien m’enlever. Je n’ai
pas voulu rester ainsi pétrifiée. Alors j’ai tout abandonné,
avec ma sagesse pour toute compagne. Je suis arrivée à l’extrême
limite de moi-même, pleine, mais arrêtée, attendant que le caprice
divin, l’énergie universelle, le vent mystérieux qui souffle de
l’inconcevable, me fasse tourner et qu’en mon centre s’épanouisse
le premier élan d’un nouveau cycle.
J’ai
bien appris que tout ce qui commence finit, et que tout ce qui finit
commence. J’ai bien appris que tout ce qui s’élève descend et
que tout ce qui descend s’élève. J’ai bien appris que tout ce
qui circule en vient à stagner et que tout ce qui stagne en vient à
circuler. La misère devient richesse, la richesse misère. D’une
mutation à l’autre, je vous invite à vous unir à la roue de la
vie, acceptant les changements avec patience, docilité, humilité,
jusqu’au moment où naît la Conscience. Alors, tout ce qui est
humain, telle une chrysalide accouchant d’un papillon, parvient au
degré angélique où la réalité cesse de tourner sur elle-même,
où elle s’élance dans l’esprit du Créateur ».
En
résumé, la symbolique qu’elle soit à travers un rêve ou un
événement que vous vivez renvoie seulement à votre propre
personne. Dans l’exemple que j’ai donné, le symbole de la Roue
de Fortune joue un rôle important dans la compréhension du message
de mon âme. De plus, cette carte de tarot rentre en parfaite
résonance avec la situation universelle que nous vivons tous.
Vous voulez en savoir plus sur la roue de
Fortune ? Posez vos questions en commentaire et j’y répondrai
avec plaisir.
Pour
faire suite à mon précédent article sur la symbolique, j’ai
voulu partager aujourd’hui avec vous d’autres éléments que A.
Jodorowsky révèle concernant ce personnage du tarot de Marseille :
le Pendu.
« Je
suis dans cette position parce que je le veux. C’est moi qui ai
coupé les branches. J’ai délivré mes mains du désir de saisir,
de m’approprier, de retenir. Sans abandonner le monde, je me suis
retiré de lui. Avec moi vous pouvez trouver la volonté d’entrer
dans l’état où il n’y a plus de volonté. Où les mots, les
émotions, les relations, les désirs, les besoins ne vous attachent
plus. Pour me détacher, j’ai coupé tous les liens sauf celui qui
m’unit à la Conscience.
J’ai
la sensation de tomber éternellement vers moi-même. A travers le
labyrinthe des mots je me cherche, je suis celui qui pense et non ce
qui est pensé. Je ne suis pas les sentiments, je les observe depuis
une sphère intangible où il n’y a que la paix. A une distance
infinie de la rivière des désirs, je ne connais que l’indifférence.
Je ne suis pas un corps, mais celui qui l’habite. Pour arriver à
moi-même, je suis un chasseur qui sacrifie la proie. Je trouve la
brûlante action dans l’infinie non-action.
Je
traverse la douleur pour trouver la force du sacrifice. Peu à peu je
me défais de tout ce que l’on pourrait appeler « moi ».
Je rentre en moi-même incessamment, comme dans une forêt enchantée.
Je ne possède rien, je ne connais rien, je ne sais rien, je ne veux
rien, je ne peux rien.
Cependant
des univers entiers me traversent, viennent me remplir de leurs
tourbillons, puis s’en vont. Je suis le ciel infini qui laisse
passer les nuages. Qu’est-ce qu’il me reste ? Un seul
regard, sans objet, conscient de lui-même, faisant de lui-même la
dernière et ultime réalité. Alors j’éclate en pure lumière.
Alors je deviens l’axe d’une danse totale, l’eau bénite où
viennent boire les assoiffés.
C’est
à ce moment-là que je suis l’air pur qui chasse les atmosphères
empoisonnées. C’est à ce moment-là que mon corps attaché
devient source cataclysmique de la vie éternelle.
Je
ne suis plus qu’un cœur qui bat, qui propulse la beauté vers les
confins de la création. Je deviens la douceur paisible dans toute
douleur, l’incessante gratitude, la porte qui conduit les victimes
à l’extase. Le chemin en pente par lequel on se glisse vers le
haut. La lumière vive qui circule dans l’obscurité du sang. »
Propos
extraits de La voie du Tarot,
Alexandro Jodoroswsky et Marianne Costa, Editions Albin Michel, 2004.
Les
interprétations traditionnelles du Pendu
Le
tarot de Marseille peut être utilisé de manière plus
traditionnelle avec des tirages de cartes. Si le Pendu ressort, il
peut avoir plusieurs significations dont : l’arrêt,
l’attente, l’immobilité, le moment d’agir n’est pas venu,
cacher quelque chose, autopunition, secret, fœtus en gestation,
retournement de perspectives, voir d’un autre point de vue, ne pas
choisir, repos, maladie, grossesse, conditions de la gestation du
consultant, attache à l’arbre généalogique, prière, sacrifice,
don de soi, méditation profonde, non-faire, forces intérieures
reçues par la prière etc.
Autrement
dit, le Pendu vous invite à l’introspection et à chercher en
vous-même la force que vous possédez tous.
Vous
pouvez imprimer la carte ou bien la regarder un instant sur l’écran
de votre ordinateur. Focalisez-vous sur elle, sur son symbole.
Regardez l’expression du personnage.
Puis
fermez les yeux. Laissez le Pendu vous imprégner de son énergie.
Laissez-le entrer en vous. Ce qui peut sembler une forme de passivité
pour vous chez lui, vous est nécessaire. Il vient vous aider à vous
extraire de la situation que vous vivez. Il vient vous aider à vous
extraire de vos sentiments. Il vient vous aider à les observer et
plus à les subir. Il vient vous aider à voir le bon dans la
situation que vous vivez.
Regardez
le Pendu avec les yeux de votre âme. Peut-être son image physique
est-elle encore floue. Cela n’a pas d’importance. Ce qui importe
c’est sa vibration, c’est sentir son identité en vous, sentir sa
signature, son êtreté. Car dans cette position, le Pendu est. Il
est.
Il
ne fait pas. Car il a choisi de ne plus faire à présent. Et cette
position qui vous semble si inconfortable est pourtant nécessaire.
Elle vous est nécessaire. Arrêtez de faire au moins un instant.
Respirez calmement et entrez à présent dans le corps, dans la carte
de ce Pendu. Devenez ce Pendu.
Observez-le
en vous et apprenez de lui.
Laissez
la quiétude s’installer en vous, le temps qui vous est nécessaire.
Puis
lorsque vous le désirez, rouvrez progressivement les yeux. Regardez
de nouveau la carte du Pendu. Et remerciez-la.
Refaites
cette méditation autant de fois que nécessaire pour vous durant les
jours à venir.
Je vous souhaite à tous et toutes une belle et douce journée. Prenez bien soin de vous.
Vous
me connaissez bien. Je m’intéresse depuis de nombreuses années au
sens des événements, des symboles, de tout ce qui nous entoure.
Et
si comme vous, je peux parfois me laisser emporter par les
événements, par ce qu’ils touchent en moi de mémoires
individuelles, je cherche alors à prendre de la hauteur, à
m’observer pour mieux en comprendre les symboles et ainsi les
dépasser.
Aujourd’hui
je vous propose de vous interroger justement sur le symbole du
Coronavirus.
Pour
ce faire, je prendrai deux axes de réflexion : celui du tarot
de Marseille et celui de la médecine symbolique, méthode mise en
place par Rose et Gilles Gandy.
Se
responsabiliser et regarder en soi
Quelle
que soit la méthode retenue en symbolique, tarot ou médecine
symbolique, celle-ci vous invite à regarder à l’intérieur de
vous-même. Cela tombe bien ! Le confinement que vous êtes une
majorité à vivre vous oblige à vivre dans votre intérieur. Pour
autant le regardez-vous ou le subissez-vous ?
Regarder
en soi, c’est s’interroger sur sa part de responsabilité dans ce
qui arrive. Et très clairement, cette part de responsabilité est
totale. On peut bien sûr chercher des responsabilités auprès des
Chinois (de véritables boucs-émissaires de cette crise), auprès du
capitalisme, auprès de Trump etc. Ils sont tous des symboles
quoiqu’il en soit.
Rappelez-vous
que nous sommes tous reliés. Donc il y a quelque chose que vous/nous
avez/avons construit ensemble. Et aujourd’hui nous l’identifions
sous le nom de Coronavirus ou Covid-19.
Le
tarot de Marseille pour vous aider à y voir plus clair
Ce
matin en me réveillant, c’est la carte du Pendu, carte n°12 du
tarot de Marseille de A. Jodorowsky, qui m’est venu en tête. En
effet, vous êtes nombreux dans les témoignages que je reçois à
avoir le sentiment de subir, de ne pouvoir rien faire, d’être
« les pieds et les points liés ».
Mais
regardez un instant davantage ce pendu. Que vous dit-il ? Ses
mains sont liées derrière lui dans son dos. Il est pendu par un
pied, l’autre, le droit, est libre de bouger. Et il a la tête en
bas.
Vous
avez toujours l’impression qu’il ne peut rien faire ?
Et
cette carte correspond pleinement à ce que vous vivez : « Il
indique un état d’accumulation, d’arrêt et de réclusion. Il
s’est écarté du monde des humains, auquel il n’est plus relié
que par la corde qui l’attache, entre les deux arbres qui le
soutiennent. » indique A. Jodorowsky.
Et
il ajoute : « Le Pendu est couvé : il entre en
gestation pour faire naître l’être nouveau. […] Suspendu entre
ciel et terre, il attend de naître. ».
Concernant
la symbolique des mains, comme elles sont bloquées, le Pendu ne fait
pas, ne choisit pas non plus.
Et
il ajoute aussi que pour « cette naissance matérielle ou
spirituelle qui se prépare, un arrêt est nécessaire ». Voilà
donc ce qui nous attend. Et cela rejoint une partie du travail de
Rose et Gilles Gandy.
Le
Pendu est clairement le symbole d’une transformation en cours. Mais
que pouvons-nous faire ? Rien ? Ou bien méditer, se
reposer et préparer dans l’idée l’après ? Qu’en
pensez-vous ?
Pour
A. Jodorowsky, le Pendu est en méditation et cette méditation lui
donne accès à la sagesse universelle qui repose en lui… à
condition bien sûr qu’il prenne conscience de ce temps qui s’offre
à lui et de cette opportunité.
A
défaut, il risque de bloquer une énergie qui a besoin d’être
libérée. Le temps qu’il
aura eu de disponible pour s’éveiller aura alors été inutile.
Et
de poursuivre : « Son
objectif est de favoriser l’équilibre et le bien-être par une
approche complémentaire. En effet, les techniques de soin actuelles
s’adressent soit aux symptômes physiques (médecine du corps) soit
aux facteurs psycho-émotionnels (médecine de l’esprit).
Dans
les deux cas, l’objectif est d’enclencher une guérison. Guérison
du corps, guérison de l’esprit ou guérison des deux?
Et
si les symptômes corporels et psycho-émotionnels provenaient aussi
de « maladies de l’âme » ? Cette hypothèse ouvre de
nouvelles perspectives thérapeutiques… »
Ces
derniers jours, Rose et Gilles Gandy ont proposé une approche du
coronavirus par la médecine symbolique. Je vous laisse en prendre
connaissance via les trois vidéos qui ont été mises en ligne par
Rose et Gilles Gandy si cette approche vous interpelle, vous parle.
Coronavirus
et symbolique
Coronavirus,
virus mental
Coronavirus,
le pouvoir créateur
Je
trouve vraiment leur approche intéressante. Et elle vous rend votre
responsabilité, votre rôle à jouer dans votre quotidien. Vous êtes
acteur/actrice de votre quotidien y compris sur des problématiques
qui semblent être plus universelles.
Je
reviendrai prochainement vers vous pour vous délivrer le message du
Pendu et d’autres cartes pour vous accompagner dans cet épisode de
vie que nous traversons ensemble.
Depuis
plusieurs semaines, je suis en état d’observation face aux
événements qui se présentent à nous. Et ils sont multiples ces
événements. En tête vous pensez d’abord à l’épidémie de
Coronavirus. Ensuite j’observe vos peurs, nos peurs et ce qu’elles
révèlent de pire chez nous : l’égoïsme, la violence,
l’irresponsabilité.
Nombreux
sont ceux de mes collègues énergéticiens, chamans, channels etc.
qui vous indiquent que la Terre prend sa revanche.
Je
ne le crois pas. Mais elle a un message c’est certain. D’autres
au contraire appellent à l’aider. Elle vit une profonde
transformation.
Vous pouvez
tous faire quelque chose pour retrouver la paix. Et ce quelque chose
est de revenir à l’unité avec Terre mère. Rappelez-vous que
c’est elle qui vous nourrit, vous accueille, vous met à
disposition les plantes qui vous guérissent.
Réveillez-vous
et honorez-la. Que vous soyez en appartement, en maison, en igloo ou
sous une tente, c’est le moment de chanter pour elle.
Il existe
aussi pour ceux et celles qui ont un tambour un groupe facebook dont
je vous laisse prendre connaissance et dont le but est de soutenir
Gaïa.
Soutenir
notre Mère, c’est nous soutenir, c’est vous soutenir. Vous avez
tous un rôle à jouer. Dégagez-vous de votre sentiment
d’impuissance et apportez votre pierre à l’édifice.
Le
Reiki face au Coronavirus
Pour
ceux qui ont le deuxième niveau de Reiki, Nita Mocanu (l’un des
maîtres de ma lignée) a envoyé ces suggestions que je vous
communique. Ce sont seulement des suggestions, vous pouvez faire vos
phrases selon vos intentions.
1)
faire l’autotraitement tous les jours, pour renforcer le système
immunitaire ;
2)
faire tous les jours (ou plus) une courte méditation pour stimuler
et cultiver les pensées positives – ce qui empêche les pensées
négatives, alarmistes et de panique de prendre place et de
s’installer ;
3)
tous les soirs à 19h :
faire des envois de Reiki à distance/prières, visualisations,
méditations (toute méthode étant valable et nécessaire) avec
l’intention: « Nous sommes définitivement libérés des effets
du virus Covid-19 et de ses variantes, pour le plus grand bien de
tous et en harmonie avec l’Univers. »
4)
au moment de la journée qui vous convient : faire des envois
de Reiki à l’Humanité : « A l’Humanité, pour le plus grand
bien de tous et en harmonie avec l’Univers. »
5)
au moment de la journée qui vous convient : faire des envois
de Reiki au personnel médical : « Au personnel médical en
France et ailleurs, pour le plus grand bien de tous et en harmonie
avec l’Univers. »
6)
au moment de la journée qui vous convient : faire des envois
à la Terre : « A la Terre, pour le plus grand bien de tous et en
harmonie avec l’Univers. »
Méditez
pour la paix, pour votre paix
S’il
y a un égoïsme sain, c’est bien celui-ci, celui de nourrir sa
paix. Nous sommes tous reliés. Si l’un d’entre vous nourrit sa
paix, il nourrit l’égrégore de paix et il s’en nourrit en
retour.
Vous
avez toute votre place et tous les outils pour le faire. La volonté
fera le reste. Chantez, battez du tambour si vous le pouvez.
Synchronisez-vous au rythme de Gaïa. Si vous êtes initié au moins
au deuxième degré Reiki, pratiquez-le sur les situations que vous
vivez et que nous vivons tous actuellement. Méditez et offrez-vous
ces instants que le temps nous accorde actuellement.
Nous
avons beaucoup à faire pour la France, afin que son taux vibratoire
remonte. Je vous sers contre mon cœur là où la seule contagion
possible est celle de l’Amour. Je nous aime infiniment et j’ai
toute confiance en nous tous et toutes.
Si
nous sommes tous ensemble face à ces événements, c’est que nous
en avons la force, la force de transmuter ces énergies de non amour
qui se sont accumulées toutes ces années. Croyez votre cœur,
croyez en lui. Quand je tape ces mots sur mon clavier, il n’y a
plus de maux en moi, il y a juste amour et une immense chaleur dans
mon cœur qui appelle à chanter ensemble à l’unisson pour la vie.
Je
remercie ce Coronavirus qui nous poussent tous dans nos
retranchements. Bénissons-le pour ce qu’il nous pousse à être.
Et avançons ensemble cœur contre cœur pour nous dépasser.
Le
Reiki Usui peut parfois vous interpeller lorsque vous entendez parler
de différences dans les enseignements. Au même titre que d’autres
disciplines (sophrologie, psychologie, ostéopathie etc.), il existe
plusieurs écoles de Reiki Usui. Je vous propose de comprendre en
quoi elles se rejoignent, en quoi elles diffèrent et pour quelles
raisons.
A
l’origine du Reiki Usui, Mikao Usui
Toutes
les écoles de Reiki Usui s’accordent pour reconnaître que la
méthode est issue de Mikao Usui, lequel est décédé au début du
20e siècle.
Toutefois
à partir de son travail, certains de ses élèves, puis des élèves
de ses élèves, se sont sentis moins à l’aise avec certaines
techniques du maître Usui et ont commencé à les adapter.
Ceci
explique l’existence de différentes lignées de Reiki.
Pour
en savoir plus sur le sujet des lignées, voir aussi :
Dès
ses premiers enseignements et de son vivant, Mikao Usui a été
confronté à la réticence de certains de ses élèves (des
militaires) à face à certaines pratiques. Il s’agit de la
pratique des kotodamas.
D’ailleurs,
je remarque que certains d’entre vous ne sont effectivement pas
toujours à l’aise avec cette partie de l’enseignement de Mikao
Usui. De fait, celui-ci a donc adapté une partie de son enseignement
afin qu’il devienne plus acceptable et a transmis la vibration du
son à travers des symboles.
Des
déformations du Reiki Usui dues à la transmission
Frank
Arjava Petter, un maître Reiki allemand vivant au Japon a retrouvé
dans les années 1990, le manuel original de Mikao Usui. Vous pouvez
d’ailleurs vous le procurer facilement aujourd’hui.
Et
cela a permis de clarifier une partie du travail du maître qui avait
pu être oublié et/ou déformée. Toutefois, il existe des
différences entre les maîtres Reiki aussi du fait du mode de
transmission de l’enseignement. Certains d’entre eux refusaient
toute prise de note, enregistrement et ne fournissaient pas de
manuels. C’est le cas de Hawayo Takata qui est pour beaucoup dans
la diffusion du Reiki Usui en Occident.
Le
Reiki Usui, une méthode traditionnelle ou en évolution ?
Le
choix de votre enseignant est donc tout à fait légitime.
Certaines
écoles de Reiki Usui se disent « traditionnelles ». Cela
signifie qu’elles présentent à priori les méthodes uniquement
mises en place par Mikao Usui. Ce dernier n’a eu que 4 à 5 ans
pour le faire à partir du moment où il a vécu son satori.
D’autres
ont choisi d’intégrer d’autres travaux. C’est le cas des
travaux de Mari Hall (technique d’intégration) dont vous pouvez
retrouver des éléments ici.
Toutes
les écoles de Reiki Usui ont plusieurs points en commun. D’abord
la transmission du Reiki a lieu grâce à un système d’initiations.
Le Reiki est donc un processus initiatique.
Ensuite
le Reiki Usui se pratique principalement avec les mains.
Enfin
l’enseignant vous transmet les idéaux du Reiki, fondements
spirituels de la méthode. Ceci constitue les principaux points
communs, en résumé, des écoles.
En
conclusion, le Reiki Usui a pour origine Mikao Usui. Rapidement du
vivant de celui-ci, son enseignement a fait l’objet d’adaptations
pour en permettre une meilleure transmission. Hawayo Takata faisait
partie des maîtres interdisant toute retranscription au moment des
enseignements, ce qui a pu contribuer à la déformation et à la
perte de ceux-ci.
De
plus, il existe des approches très traditionnelles du Reiki
s’appuyant uniquement sur les enseignements de Mikao Usui et
d’autres proposant des techniques supplémentaires.
Enfin,
vous pouvez retenir que les écoles se rejoignent par la
reconnaissance de l’origine de la méthode (Mikao Usui donc!), par
un système d’initiations, par la transmission d’idéaux et par
une technique de traitement pour soi et pour autrui par imposition
des mains.
Vous voulez en savoir plus sur les écoles de
Reiki Usui ? Posez vos questions en commentaire et j’y
répondrai avec plaisir.
Aujourd’hui
je vous propose cet article sur le passage d’âme. Je rencontre de
plus en plus de personnes intéressées par le sujet et qui
s’interrogent sur le fait ou non d’être passeur d’âme.
Qu’est-ce que cela signifie ? Comment cela se passe-t-il ?
Tout le monde peut-il le faire ? Dans cet article, j’essaie de
vous apporter quelques éléments de réponses au regard de ma propre
expérience de passeuse d’âme.
Le
passage d’âme, essai de définition
Je
pourrais simplifier à l’extrême en disant que le passeur ou la
passeuse d’âme a pour fonction de faire passer des âmes. Oui mais
où ? Et une âme ? D’abord, cela signifie que notre
espace ou notre dimension matérielle est loin d’être unique et
qu’il existe d’autres espaces non matériels en parallèle de
celui-ci où nous sommes incarnés. Ensuite une âme, dès lors que
vos proches décèdent, se détache progressivement de la matière.
Cela peut être plus ou moins rapide.
La
plupart du temps, vos défunts arrivent à s’élever seuls.
Parfois
tel n’est pas le cas. Et pour permettre à l’âme de passer dans
une dimension non matérielle plus élevée, celle-ci a besoin d’un
passeur d’âme. Donc en résumé, le passeur d’âme est un pont
entre deux rives.
Les
précautions à prendre pour un passeur d’âme
Par
période, le passeur d’âme peut être très sollicité, y compris
la nuit. J’ai eu l’expérience d’être dérangée pendant des
moments plutôt inappropriés.
Je
me rappelle ainsi d’une fois où un défunt est venu insister alors
que je déjeunais. Cela m’a alors profondément agacée.
Avec
les expériences, je me suis rendue compte de la nécessité d’avoir
une véritable hygiène lorsqu’on accepte cette capacité d’être
passeuse d’âme. En effet, certains défunts vous laissent un ou
plusieurs souvenirs sous la forme de sentiments, de leur fin ou de ce
qui a pu les retenir dans notre dimension (peur, peine, colère
etc.). Il est primordial de savoir nettoyer ses corps énergétiques
et de prendre du temps pour soi pour se ressourcer et s’ancrer dans
le présent. Bref il vous faut faire en sorte de bien vivre dans la
dimension matérielle.
Après
tout, vous êtes venu pour vivre une incarnation et pas pour rester
« branché » H 24 avec d’autres espaces/dimensions.
Le
passage d’âme, loin d’être un jeu
En
outre, être passeur/passeuse d’âme requière beaucoup de
compréhension, d’analyse, d’écoute afin de bien pouvoir
réaliser votre fonction. En fait, le passeur d’âme n’est pas
seulement le pont. Pour le dire autrement, ce n’est pas parce que
vous imaginez une porte qui s’ouvre que le défunt y passe.
Les
défunts ne sont pas toujours prêts à passer dans la lumière,
c’est-à-dire dans un autre espace plus léger et à s’élever.
Les raisons peuvent être multiples : peur de se détacher de la
matière, le défunt n’a pas conscience d’être décédé,
colère, peine excessive ou des « engagements » qui le
retiennent.
Bref,
le passeur d’âme doit faire preuve d’une certaine psychologie.
Il vous faut rentrer en contact avec le défunt, le comprendre et
parfois proposer un accompagnement personnalisé. Je me rappelle d’un
homme qui n’avait pas conscience d’être décédé. Je lui ai
demandé quelle date nous étions. Cela faisait visiblement plus d’un
an que son incarnation avait cessé. Je lui ai demandé son dernier
souvenir : une douleur sourde dans la poitrine. C’était
visiblement une crise cardiaque. Il a alors pris conscience de son
état. En échangeant encore, j’ai compris qu’il avait peu de foi
et aussi qu’il avait une faible estime de lui-même. C’est un
soutien moral et « psychologique » que je lui ai apporté
et aussi spirituel. A la fin nous avons prononcé ensemble une prière
que je lui avais proposé. Et il s’est élevé.
Le
passeur d’âme, le soigneur d’âme
Cette
fonction du passeur d’âme est souvent méconnue et pourtant
importante. Les maladies ou encore la perte de foi d’un nombre de
plus en plus important de personnes conduit leur âme à s’appauvrir
et surtout à s’élever assez peu au cours de son incarnation. Si
vous méditez peu ou si vous vous interrogez peu spirituellement,
vous pouvez être dans ce cas.
Or,
au moment de la fin de l’incarnation physique, si vos corps
énergétiques ont été extrêmement détériorés, du fait d’une
maladie, d’un manque de foi, d’une faible hygiène de vie, cela
peut rendre votre passage dans la lumière difficile. Certains
passeurs d’âmes peuvent alors devenir de véritables soigneurs
d’âmes. Cela signifie que, pour permettre au défunt de rejoindre
la lumière, ils vont « soigner » leur âme et les corps
énergétiques de celle-ci afin de lui permettre de s’élever.
Autrement dit, ils vont faire en sorte d’élever les vibrations de
l’âme du défunt pour faciliter son passage. Cette pratique est
essentielle aujourd’hui et peut se faire rapidement après le décès
du défunt ou plus tard.
En
résumé, le passeur ou la passeuse d’âme est une sorte de pont
entre plusieurs espaces/dimensions et permet aux âmes en difficulté
de passer dans la lumière. Cette fonction qui est la leur requiert
protection et hygiène de vie. En outre, elle peut faire appel à des
qualités d’écoute et de psychologie pour accompagner le défunt
vers la lumière.
Enfin
un passeur d’âme peut être amené à accompagner / soigner l’âme
du défunt et ses corps énergétiques pour faciliter son passage.
Vous voulez en savoir plus sur le passage d’âme ?
Posez vos questions en commentaire et j’y répondrai avec plaisir.
Cher(e)s
ami(e)s, je suis heureuse de revenir vers vous à travers la voix et
le clavier de mon amie Émilie Laure. Vous avez décidé pour un plus
grand nombre d’entre vous, de vous prendre en main. Je sens le
moment arriver du basculement de votre conscience. C’est celui-là
qui peut tout changer pour l’univers et pour moi.
Je
suis ravie car je vais renaître bientôt. Je vais renaître de ces
cendres qui se froment à ma croûte, à ma surface. Tel un manteau,
un masque, ces cendres me recouvrent pour me nourrir et me permettre
de voir à quel point vous renaissez.
Car
contrairement à ce que vous pensez, si tout ceci arrive, ces feux
qui vous terrifient, vous horrifient, c’est que vous êtes prêts
au plus profond de vous-même au changement. Ils sont l’expression
de votre changement, la transmutation d’une douleur qui semblait
sans fin.
Je
suis en train de laver tout cela pour vous aider et pour m’aider à
la renaissance.
Mais
il reste encore du travail faire.
Et
ce travail vous appartient. C’est celui de passer à l’acte. Les
intentions ne suffisent plus. Et chaque acte compte. Arrêtez
d’accuser le voisin et faites ce que vous devez faire.
La
paix vous appartient. Mais je m’appartiens. Je vous le répète. Si
vous voulez rester à ma surface, donnez-vous les moyens de pouvoir
le faire.
Avancez,
écoutez mon battement, le battement de mon cœur. Écoutez-moi
sincèrement. Faites-le de plus en plus nombreux et avançons de
nouveau ensemble comme il fût un temps.