Archives de catégorie : Communication

Pour une re-connaissance de l’enfant préscolaire

Vous me connaissez en tant que praticienne et maître Reiki, géobiologue et lithothérapeute. Dans cet article, je veux revenir sur une discipline que j’ai pratiquée en tant que chercheur et pratique encore en tant qu’enseignante : la communication.

Il s’agit bien plus que de savoir seulement utiliser de « jolis mots ». Il s’agit aussi de savoir décoder ce que d’autres laissent entendre, des représentations que vous pouvez posséder.

J’ai été la première spécialiste en Sciences de l’information et de la communication à travailler sur les très jeunes publics, les publics préscolaires, âgés de trois à six ans. C’était il y a plus de 10 ans. J’ai pris plaisir à réaliser ce travail passionnant.

Passionnant car il me permettait de reconnaître une partie de nous tous : le petit enfant âgé de 3 à 6 ans.

Aujourd’hui une partie de mes travaux me rattrape. Je rencontre des situations dans mon cabinet et à l’extérieur qui me montrent où en sont les adultes dans leurs représentations des enfants.

C’est de cela dont cet article va traiter pour vous inviter à prendre conscience de l’importance d’écouter, d’accompagner et d’utiliser les mots justes avec ces merveilleux êtres que sont les enfants.

Ils sont très intelligents et doivent être canalisés dans le bon sens. Encore faut-il avoir conscience de qui ils sont vraiment.

L’émergence de l’enfant en tant qu’individu

L’émergence de l’enfant dans la société française a dû attendre longtemps. L’enfant n’avait de réelle valeur que dans des familles bourgeoises où il transmettait un nom, une lignée (particulièrement vrai pour les garçons). Pour les familles rurales ou ouvrières, il constituait la plupart du temps une bouche à nourrir.

Il n’avait pas vraiment son mot à dire sur ce qu’il souhaiterait avoir dans son assiette ou pour Noël.

Puis plusieurs facteurs ont joué un rôle déterminant dans la prise en compte progressive de l’enfant : l’Emile de Rousseau, les dames bienfaitrices qui commencèrent à créer des institutions pour accueillir et prendre soin des enfants, la Révolution française aussi.

L’instruction obligatoire a été également un signe de l’attribution d’une place de l’enfant dans la société française.

De nombreux ouvrages de sociologie de la famille évoquent par ailleurs l’évolution de la famille en France et de la place de l’enfant dans celle-ci.

L’enfant préscolaire : son hygiène, sa protection

Dans la dynamique de ces évolutions, des spécialistes ont pris conscience de besoins différenciés, notamment au niveau des soins à apporter aux enfants, de leur instruction, selon des catégories d’âge.

Les salles d’asiles créées en 1837 accueillent des enfants âgés de 3 à 6 ans. Vous les connaîtrez plus tard sous le nom d’écoles maternelles.

Les enfants accueillis sont nourris. Et progressivement des méthodes d’instruction sont créées plus spécifiquement à leur destination pour éveiller leurs sens et toutes leurs capacités.

La création des salles d’asiles est considérée à l’époque comme un tournant historique pour la société : le moment où on va pouvoir changer la société par son socle grâce à l’éducation. L’enfant est ainsi protégé.

Le développement de la figure de l’enfant-roi

Après la seconde guerre mondiale et pendant les années qui suivent, les enfants sont soignés, accompagnés. Il faut certes reconstruire le pays. Puis le développement économique du pays transforme les enfants progressivement en clients.

En parallèle, l’enfant devient sujet de débats, de travaux rendus publics auprès du plus grand nombre. En France, Françoise Dolto sera reconnue comme l’une des spécialistes, psychiatre freudienne. Même si une partie de son héritage aura été mal compris, il est encore aujourd’hui dans l’esprit de beaucoup d’entre vous.

Elle sera notamment à l’origine de l’importance de parler avec son enfant y compris le bébé.

Lui parler oui ! Mais pas en faire un enfant-roi qui choisit tout !

Et c’est bien d’ailleurs ce qu’essaie de faire comprendre Catherine Dolto, psychologue et psychiatre, qui s’inscrit dans la continuité des travaux de sa mère.

De nombreux autres travaux vont dans son sens en France et à l’étranger. Et d’autres spécialistes (la liste est longue !) s’accordent sur ce point.

Jusqu’à quel point est-on prêt à le prendre au sérieux ?

Aujourd’hui je m’interroge en observant plusieurs mouvements :

  • d’une part toujours cette stratégie de vente de jouets, bonbons à destination des enfants, les considérant déjà comme des clients ;
  • d’autre part, des enfants qui font des « petites choses ». Le vocabulaire employé par les adultes pose question sur la réelle prise en considération des gestes commis par les enfants.

Ces dernières semaines, j’ai été témoin ou à l’écoute de personnes témoins de plusieurs cas de violence dans des écoles maternelles ou de harcèlements. Plusieurs parents parlent de violence : « l’enfant tape, l’enfant mort, l’enfant tord le bras, donne un coup de pied dans le dos ».

Des adultes dans certaines écoles répondent que ce sont des « chamailleries ». La définition de la chamaillerie désigne un désaccord, et pas un échange de coups. D’autres adultes en charge de l’enfance dans certains services publics évoquent des bousculades. Bousculer peut être volontaire ou involontaire et désigne le fait de faire malencontreusement tomber quelqu’un. Quand on bouscule, on ne tape pas.

Alors je m’interroge sur ce que certains adultes envoient vibratoirement à l’univers. Non seulement il s’agit d’une lecture différenciée d’une réalité vécue par un enfant et sa famille. Mais en plus c’est un déni profond de l’individu enfant dont tant d’hommes et de femmes ont cherché à préciser les contours ces derniers siècles : leurs droits, les devoirs des adultes à leur égard, leurs compétences. Je peux dire que je fais partie de ceux et celles qui ont cherché à mieux comprendre qui ils sont, ce qu’ils sont.

Quand il y a violence dans une cour d’école, si on utilise un autre champ lexical que celui de la violence, cela cherche-t-il à minimiser les faits ? Et si tel est le cas, peut-on vraiment croire que la réalité holistique de ces faits en est changée ? La question que vous pouvez vous poser est : prend-on vraiment au sérieux ce que vit l’enfant aujourd’hui ?

Dans certaines écoles et certaines institutions, je crois que oui. Et fort heureusement. Simplement, cela n’est pas généralisé partout. Ce témoignage, issu d’observations non quantitatives, m’invite à nous interroger sur notre rôle en tant que parents, grand-parents, adultes conscients.

Voir aussi : https://emilie-m.net/accompagner-son-enfant-se-regarder-soi/

L’importance du verbe

Françoise Dolto, comme d’autres spécialistes, ont expliqué l’importance du langage, de parler, l’importance du verbe.

Plusieurs textes sacrés évoquent le verbe, le son créateur. A l’origine, il y a un souffle, un verbe créateur. Le mot crée, donne du sens, reconnaît une forme.

Mettre les bons mots en face des manifestations, c’est être juste, c’est re-connaître.

Apprendre à un enfant à s’exprimer correctement, c’est lui permettre d’être re-connu par les adultes. Vous pourriez dire que cela permet de connaître l’enfant tout court. Ses prises de parole permettent de connaître une partie de ce qu’il sent intérieurement.

Quand l’adulte utilise d’autres mots pour des faits de violence commis par un enfant, accorde-t-il la même importance à l’enfant qu’à l’adulte ? Est-il prêt réellement à reconnaître l’adulte en devenir chez le tout-petit en face de lui ? Prend-il alors conscience que sans reconnaître certains actes à sa juste valeur, il donne des codes/symboles erronés à l’individu ?

Voir aussi la symbolique : https://emilie-m.net/le-symbolisme-pour-depasser-le-coronavirus/

En conclusion, depuis le siècle des Lumières, une réflexion s’est accélérée sur la place de l’enfant dans la société. Ses droits sont manifestement reconnus. Pour autant, il reste encore à faire évoluer les mentalités de certains adultes afin que l’enfant soit connu en tant qu’être responsable en devenir. Il reste à comprendre que minimiser des actes par le choix de mots erronés, c’est être dans le déni.

Utiliser les bons mots, les symboles justes est essentiel aujourd’hui.

Vous avez des questions ou remarques concernant cet article ? Posez-les en commentaire et j’y répondrai avec plaisir.

Bien à vous,

Émilie Laure

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Références :

Émilie Mondoloni et Évelyne Mounier, Bibliothèques jeunesse en ligne et publics jeunes, in Pierre Morelli et Nathalie Pignard-Cheynel « Le public saisi par les TIC », PUN-Editions universitaires de Lorraine, 2012, pp.289-308.

Emilie Mondoloni, Les séries télévisées à destination des publics préscolaires : un méta-genre télévisuel spécifique, in Recherches en communication, « Les compétences médiatiques des gens ordinaires », publié en 2012

URL : https://ojs.uclouvain.be/index.php/rec/article/view/51993

Emilie Mondoloni, Les téléspectateurs préscolaires : des publics, in Communication, lettres et sciences du langage, publié en 2011

URL : https://clsl.recherche.usherbrooke.ca/vol5no1/MONDOLONI_vol5_no1_2011.pdf

Emilie Mondoloni, Télévision et publics préscolaires : de la réception et des enjeux industriels et politiques, Thèse de Doctorat, Université de Grenoble, 2010.

De la propagande à la paix

Il y a 10 ans, j’obtenais un doctorat en Sciences de l’information et de la Communication. J’ai passé 10 ans de ma vie à étudier la communication, en particulier audiovisuelle dans un premier temps. Puis j’ai axé mes recherches de doctorat sur la communication à destination des enfants, à la compréhension et l’analyse des jeux d’influences entre les différents acteurs de ce que l’on nomme les industries culturelles.

Je me suis intéressée aussi dans une recherche co-signée avec un confrère d’un laboratoire labellisé CNRS à Grenoble, à ce que nous étions capable de concéder comme informations sur internet en échange de contre-parties (à l’époque il pouvait s’agir de bons de réduction par exemple). Et j’ai même étudié les représentations des transformations du corps des pré-adolescents dans la presse spécialisée leur étant destinée (recherche menée au sein d’une équipe pluridisciplinaire au sein d’un laboratoire labellisé CNRS à Strasbourg).

Lorsque j’étais en DEA (Master Recherche), nous recevions des enseignements sur les fondamentaux de notre discipline afin de comprendre notamment les différents courants de pensées.

Et l’un d’eux s’appelle l’école de Francfort. Il y en aurait tant d’autres à évoquer ! Je propose juste une réflexion. Cette théorie est celle de penseurs européens qui à l’avènement de Hitler en 1933 ont fui aux Etats-Unis. Même si leur théorie était inspirée du marxisme, ils cherchaient à mettre en garde contre les médias de masse, notamment. Encore une fois, excusez-moi de faire un raccourci afin de rendre plus lisible mon texte. Nos enseignants notaient que leur approche s’étaient d’autant plus durcie après l’utilisation des médias par Hitler dans le cadre de sa propagande.

En fait, Hitler avait utilisé plusieurs éléments pour arriver au pouvoir et mener ses plans à bien. J’en cite quelques-uns : la peur, l’éloignement, la dispersion, la méfiance, la manipulation des foules.

Hannah Arendt et la manipulation des foules

Au début du 20e siècle, alors qu’elle vivait encore en Allemagne, Hannah Arendt a observé les foules et le phénomène de manipulation de celles-ci.

« Chacun, par sa participation à la « condition de pluralité », selon le concept d’Hannah Arendt, pressent déjà les enjeux des dynamismes d’assimilation relatifs aux différentes formes du « vivre ensemble ». Tout regroupement humain impose un clivage entre qui « en est » et qui en est exclu, dedans et dehors, fait jouer des sentiments primordiaux d’identification et de rejet, de structuration et de déstructuration, d’élan et de régression. Les frontières de l’identité personnelle sont ainsi mises à l’épreuve des masses » rappelle Géraud Manhes au sujet de l’approche de Hannah Arendt.

En savoir plus : https://www.cairn.info/revue-libres-cahiers-pour-la-psychanalyse-2011-2-page-91.htm#

Autrement dit, lorsque l’individu est dans une foule, il devient foule, il s’oublie lui-même. Certains diraient qu’il devient un mouton. Elle avait identifié une dynamique profonde qui s’appuie sur une blessure présente chez beaucoup d’entre vous, la peur du rejet, d’où l’acceptation à l’assimilation à une foule et au reniement de soi.

En fait Hannah Arendt a dû fuir l’Allemagne nazie, effrayée par ce qui était en train d’arriver sous ses yeux, une robotisation de la société au nom d’un führer, d’une élite, au nom d’un pays à sauver d’une crise… financière alors.

La propagande

Je me rappelle aussi avoir étudié de plus près l’étymologie du mot « propagande ». En latin (médiéval), propaganda est l’adjectif verbal de propagare signifiant littéralement « ce qui doit être propagé ». Puis en 1622, dans un contexte de revivification de la foi catholique consécutif au Concile de Trente (1545-1563), le pape Grégoire XV fonde la Congregatio de Propaganda Fide (« Congrégation pour la propagation de la foi »). Celle-ci réunit un comité de cardinaux chargé d’observer la propagation du christianisme par les missionnaires envoyés dans les pays à évangéliser.

Retrouvez davantage d’éléments sur wikipédia par exemple pour l’étymologie et la définition du terme.

Le terme de propagande se charge ensuite d’une connotation péjorative au cours du 20e siècle, partiellement d’abord, à la suite de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle les États engagés dans le conflit abusent du contrôle de l’information et du « bourrage de crâne » puis après la seconde mondiale.

Une frontière mince entre publicité, information et propagande

A vrai dire, la frontière entre la publicité (le fait de rendre public), l’information (la mise à disposition de l’information) et la propagande est assez ténue.

L’information en tant que telle est mise à disposition. On sait où on peut la retrouver, comme les procès verbaux d’un conseil municipal dans une mairie par exemple. Il s’agit d’une information.

La publicité a pour objectif de faire connaître des services ou des produits. Elle est réalisée en ciblant une partie de la population. Les messages sont diffusés de ce fait à des moments correspondants à la présence/écoute optimale de la tranche de la population ciblée.

Enfin la propagande est effectivement une forme de bourrage de crâne, qui conduit à une désinformation des personnes, une manipulation complète de celles-ci. En somme, « dans sa forme la plus dure, elle façonne la connaissance des personnes par n’importe quel moyen dont la diversion ou la confusion. » peut-on lire sur wikipédia (bien inspirée par l’auteur de l’article).

Depuis plusieurs mois, j’observe ce qu’il se passe ici en France. Et devant la répétition des mêmes informations en boucle, aussi « du tout et son contraire », j’ai parfois l’impression de me retrouver face à des gouvernants « pervers narcissiques » qui jouent avec vous.

Redevenez acteurs de votre vie

Certains diront qu’ils sont dépassés par la situation. Pourtant avez-vous constaté tout ce que vous avez concédé ces derniers mois, toutes les libertés que vous avez accepté qu’ils vous retirent au nom de la Covid-19, au nom du culpabilité qui serait la vôtre si vous ne respectiez pas le confinement ou les gestes édictés dits « barrières » ?

Oui ces gestes deviennent des barrières à votre liberté et pas au virus. Ils deviennent des barrières au lien social. Écoutez bien le discours répété des journalistes à la télévision. Observez les barrières mises pour écouter et prendre soin de la mémoire de vos familles – vos parents, vos grands-parents – enfermés dans leurs chambres et qui meurent à petit feu de ne plus exister et pas de la Covid-19.

Prenez le temps d’écouter et pas de subir les discours, écoutez-les, observez-les. Prenez de la hauteur. Puis arrêtez la télévision et redevenez acteur de votre vie.

Que voulez-vous de votre vie ? Laisser monter cette colère et cette frustration en vous qui justifieront ensuite le couvre-feu et encore plus d’interdits ?

Voulez-vous vous extraire enfin de ce complexe de victime ? Alors c’est maintenant que vous pouvez le faire. C’est dès à présent.

Le changement vient de vous, pas d’une autre personne.

C’est vous qui pourrez gérer votre vie, votre mieux-être.

Pour rappel sur le sujet, voir aussi : https://emilie-m.net/bien-etre-et-responsabilite/

Un appel à cultiver votre paix

C’est dans la paix que vous trouverez votre chemin et que vous pourrez reprendre individuellement d’abord et collectivement ensuite les rênes de votre vie en main.

Bien sûr que certaines dispositions actuelles conduiront certains à se soulever et à juste titre. Il faut trouver en vous le juste milieu pour trouver la voie la plus juste.

Trop de conflits dont vos parents et grands-parents ont encore la mémoire se sont achevés sur des chasses aux sorcières, des procès qui n’ont rien apaisé.

C’est en vous que vous devez régler le conflit qui se joue sous vos yeux. C’est en vous que vous pourrez trouver la paix qui vous manque actuellement.

Élevez-vous au-dessus des discours de propagande et de culpabilisation retransmis par les médias nationaux et une partie des médias locaux. Revenez dans le présent. Revenez à vous-même.

Pour vous y aider, vous pouvez retrouver une prière/mantra que j’avais reçu il y a quelques temps déjà : https://emilie-m.net/priere-de-la-paix/

En résumé, ce qu’il se passe à l’extérieur de nous et qui vous touche est un reflet de vous-même, d’une partie de vous-même non encore apaisée. Vous pouvez régler cette partie de votre histoire personnelle et celle de vos lignées à présent. Les temps et les événements vous y poussent. C’est par une pacification profonde de vos mémoires que vous y arriverez.

Je vous souhaite bon courage et qu’une belle lumière vous accompagne.

Bien à vous,

Émilie Laure

La communication non violente, pour désactiver les conflits

Avec cet article, je souhaite partager avec vous une technique de communication qui permet de désactiver les conflits tout en vous respectant vous-même. Il est dommage que vous ne puissiez la recevoir actuellement lors de vos formations académiques, car elle permettrait de rendre la vie personnelle et professionnelle nettement plus harmonieuse. Au lieu de cela, et je le sais d’autant plus que je fournis des formations en communication, expression écrite et orale, les programmes actuels demandent seulement la transmission de connaissances et savoir-faire en argumentation. Elles ne font pas le lien entre la communication et la résolution pacifique de conflits.

Aussi et m’appuyant sur le travail réalisé par Pierre Pellissier, je vous fournis ici quelques clés qui vous donneront peut-être envie d’aller plus loin avec cette technique de communication non violente.

Calmer notre émotion

Globalement et comme le rappelle l’auteur, souvenez-vous que le rapport de force est contre-productif. En effet, même si vous obtenez un « oui » de force, vous laisserez une véritable frustration chez l’autre personne et l’objectif majeur de la communication non violente est que chacun ressorte satisfait et apaisé de l’échange. Donc vos premiers pas passent par la nécessité de calmer vos émotions. Plusieurs méthodes peuvent vous être utiles pour ce faire : la correction de l’erreur de représentation, le report de l’attention sur la respiration, encaisser les coups sans renvoyer, ou toute autre technique que vous maîtrisez et qui vous permet de rester calme.

Rappel sur une technique simple de méditation, en travaillant sur sa respiration : https://emilie-m.net/mediter-respirer/

Calmer les émotions de l’autre

L’autre personne vous voyant calme peut déjà commencer à se calmer. Et si dans l’échange vous percevez que vous recommencez à sentir la colère monter, revenez à la première étape.

C’est ensuite au tour de la personne en face. Comment la calmer ? Eh bien en ne faisant rien ou presque rien. Remettre de l’huile sur le feu, même si vos arguments sont valables est très énervant avouez-le.

L’idée est de ne pas contrer ni juger. En prononçant un mot comme : oui, bon, bien, d’accord. Ces mots envoient le message : « Vous avez sûrement une bonne raison de dire ce que vous dites et de le dire comme vous le dites. Je suis prêt à en parler avec vous. »

Cette étape dure le temps nécessaire, le temps qu’il faut pour dire « oui ».

Les empathes savent bien aller facilement jusqu’à cette étape.

Quand les émotions des deux protagonistes sont stabilisées, vous pouvez passer à l’étape suivante.

Comprendre plutôt que de se faire comprendre

Troisième étape : celle de comprendre l’autre. Comment devez-vous faire ? En posant des questions ! Par exemple : « pourquoi n’êtes-vous pas d’accord ? ». Écoutez la réponse de votre interlocuteur avec l’intention de voir les choses comme il les voit, voire de les ressentir comme il les ressent. Cherchez à être convaincu plutôt que de convaincre.

Son « oui » futur est dans les arguments mêmes qu’il vous oppose.

Soyez sincère dans votre écoute et réellement intéressé car là réside la solution qui vous permettra de résoudre votre conflit.

Faites-lui comprendre que vous l’avez compris en reformulant ses propos

Écouter est déjà une étape importante. A présent, prouvez à votre interlocuteur que vous avez compris ce qu’il vous a dit. Pour cela utilisez la reformulation. Redites avec vos mots ce que vous avez compris en finissant votre propos par une phrase du type « c’est bien cela ? ».

S’il dit oui, vous êtes toujours sur le bon chemin, sinon posez de nouveau les questions nécessaires pour bien comprendre votre interlocuteur. S’il se sait compris, votre interlocuteur sera prêt à vous écouter.

Juxtaposer votre point de vue au sein plutôt que de l’opposer

La cinquième étape consiste à juxtaposer votre point de vue au sein grâce à l’aide de mots-clés comme « de mon côté », « pour moi », « en même temps », « de mon point de vue ». Évitez à tout prix le « oui mais » qui signifie « NON ».

Ensuite observez les deux points de vue en cherchant à trouver une solution qui puisse convenir aux deux. Ce sont alors deux cerveaux qui réfléchissent en même temps à résoudre l’équation.

Proposer une solution

Vous pouvez alors passer à l’étape suivante ! Dès qu’une solution gagnant-gagnant apparaît, proposez-la. Si vous ne la voyez pas, demandez à votre interlocuteur s’il voit une solution. Et parlez-en ensemble. Éventuellement si aucune solution gagnant-gagnant n’apparaît, cherchez un compromis. Ce dernier a de grandes chances d’être accepté, car la relation est devenue une relation de coopération.

Si jamais la solution n’a pas encore été trouvée, on peut se donner un temps supplémentaire de réflexion. Chacun des protagonistes y réfléchira de son côté.

En résumé, l’attitude générale consiste à comprendre que le rapport de force est contre-productif. Résistez à la tentation d’utiliser les arguments, les menaces et les attaques personnelles.

Pensez à traiter les émotions avant de traiter le problème : vos émotions et celles de votre interlocuteur. Questionnez pour comprendre, reformulez et juxtaposez les points de vue. Enfin proposez une solution gagnant-gagnant.

Pour en savoir plus : http://www.letaoduconflit.fr/

Vous avez encore des questions ou des remarques sur la communication non violente ? Posez-les en commentaires, j’y répondrai avec plaisir.

Bien à vous,

Émilie Laure

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Parler aux animaux… oui mais lesquels ?

KiraVoilà bien une drôle de question que je pose aujourd’hui. Communiquer avec les animaux intéresse de plus en plus. Et force est de constater que ce besoin se fait jour pour de nombreux propriétaires d’animaux de compagnie. Ce sont ainsi plutôt les chiens et les chats qui font le plus l’objet de demandes de communication… les chevaux aussi. Laïla Del Monte est d’ailleurs l’une des pionnières dans le domaine.

On s’intéresse d’abord au bien-être et à la compréhension de ceux qui nous sont les plus proches, ce qui est tout à fait louable en soi.

Toutefois on oublie que la conscience animale ne se limite pas aux seuls animaux proches physiquement des êtres humains.

Revoir notre relation avec les animaux

La communication avec d’autres animaux, qu’ils soient d’élevage, de cirque, en parc d’attraction, en captivité ou en milieu sauvage, a beaucoup à nous apprendre sur eux-mêmes et sur nous-mêmes… la plupart de nos études les concernant se réduisant pour la plupart à une observation de notre point de vue et sans réelle communication avec les animaux.

L’on comprendrait davantage la séparation des mères et des petits dans les élevages et ce que cela génère pour ces êtres, comme pour nous en tant que consommateurs d’un lait qui ne nous est pas destiné.

L’on comprendrait davantage les comportements de dauphins ou autres êtres marins vivant dans des bassins de tailles réduites et qui passent leur vie en captivité à distraire des êtres sans conscience venus voir tourner un ballon sur le bout du nez d’une otarie. Est-ce si drôle, si amusant pour tout le monde ? L’animal y compris ?

D’ailleurs que cela nous apporte-t-il réellement de voir de tels tours ?

Qu’est-ce qui peut nous émerveiller le plus ? Voir ces animaux mis en scène ? Ou les observer avec respect dans leur milieu naturel ?

Communiquer avec les animaux et revenir à l’unité

Chloé

Communiquer avec les animaux peut permettre de développer un mieux-vivre ensemble, voir comment partager notre planète dans le respect de l’autre et sans chercher constamment à tuer ou blesser pour imposer sa suprématie.

La Terre appartient à tous. Échangeons pour mieux respecter chacun.

Qu’il s’agisse de déplacer un essaim d’abeilles ou de demander à des cervidés de réduire leur passage dans le jardin, une communication non violente et bienveillante est aussi possible avec les animaux.

Et ils sont bien souvent plus compréhensifs que les êtres humains eux-mêmes.

J’ai ainsi récemment négocié le déplacement d’un essaim de guêpes. Aucun ne m’a attaquée. Quelques mois plus tôt, j’avais aussi négocié avec l’esprit des cervidés qui venaient dans mon potager.

Dans mon foyer, tout au long de ma grossesse, j’ai échangé avec mes chiennes pour présenter l’arrivée du bébé et aussi leur rappeler que personne ne pouvait prendre leur place. C’était primordial pour moi comme pour mes chiennes qui savent aujourd’hui quelle place est la leur et ont accepté le bébé.

Je crois utile de développer davantage la communication animale pour mieux nous comprendre en tant qu’êtres humains.

Les animaux ont une grande bienveillance et un regard très sage sur nos comportements. Ils ne jugent pas et soulèvent néanmoins des questions très pertinentes sur nos motivations dans telle ou telle situation.

Qui sont vraiment les maîtres ? Ceux qui cherchent à dominer ? Ou ceux qui attendent que les oreilles soient prêtes à entendre ?

Il est encore temps de reprendre notre vie sur Terre en main. Un nombre croissant d’entre nous le réalise.

Et vous, êtes-vous prêt à cela ? Êtes-vous prêt à vous remettre en question ? A remettre en question votre mode de vie ?

Arrêtez de vous limiter et considérez chaque être comme apte à communiquer avec vous. Vos serez surpris des échanges. Allez-y sans à priori. Soyez vous-même.

Belle communication avec chaque-Un.

Bien à vous,

Émilie Laure