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La communication non violente, pour désactiver les conflits

Avec cet article, je souhaite partager avec vous une technique de communication qui permet de désactiver les conflits tout en vous respectant vous-même. Il est dommage que vous ne puissiez la recevoir actuellement lors de vos formations académiques, car elle permettrait de rendre la vie personnelle et professionnelle nettement plus harmonieuse. Au lieu de cela, et je le sais d’autant plus que je fournis des formations en communication, expression écrite et orale, les programmes actuels demandent seulement la transmission de connaissances et savoir-faire en argumentation. Elles ne font pas le lien entre la communication et la résolution pacifique de conflits.

Aussi et m’appuyant sur le travail réalisé par Pierre Pellissier, je vous fournis ici quelques clés qui vous donneront peut-être envie d’aller plus loin avec cette technique de communication non violente.

Calmer notre émotion

Globalement et comme le rappelle l’auteur, souvenez-vous que le rapport de force est contre-productif. En effet, même si vous obtenez un « oui » de force, vous laisserez une véritable frustration chez l’autre personne et l’objectif majeur de la communication non violente est que chacun ressorte satisfait et apaisé de l’échange. Donc vos premiers pas passent par la nécessité de calmer vos émotions. Plusieurs méthodes peuvent vous être utiles pour ce faire : la correction de l’erreur de représentation, le report de l’attention sur la respiration, encaisser les coups sans renvoyer, ou toute autre technique que vous maîtrisez et qui vous permet de rester calme.

Rappel sur une technique simple de méditation, en travaillant sur sa respiration : https://emilie-m.net/mediter-respirer/

Calmer les émotions de l’autre

L’autre personne vous voyant calme peut déjà commencer à se calmer. Et si dans l’échange vous percevez que vous recommencez à sentir la colère monter, revenez à la première étape.

C’est ensuite au tour de la personne en face. Comment la calmer ? Eh bien en ne faisant rien ou presque rien. Remettre de l’huile sur le feu, même si vos arguments sont valables est très énervant avouez-le.

L’idée est de ne pas contrer ni juger. En prononçant un mot comme : oui, bon, bien, d’accord. Ces mots envoient le message : « Vous avez sûrement une bonne raison de dire ce que vous dites et de le dire comme vous le dites. Je suis prêt à en parler avec vous. »

Cette étape dure le temps nécessaire, le temps qu’il faut pour dire « oui ».

Les empathes savent bien aller facilement jusqu’à cette étape.

Quand les émotions des deux protagonistes sont stabilisées, vous pouvez passer à l’étape suivante.

Comprendre plutôt que de se faire comprendre

Troisième étape : celle de comprendre l’autre. Comment devez-vous faire ? En posant des questions ! Par exemple : « pourquoi n’êtes-vous pas d’accord ? ». Écoutez la réponse de votre interlocuteur avec l’intention de voir les choses comme il les voit, voire de les ressentir comme il les ressent. Cherchez à être convaincu plutôt que de convaincre.

Son « oui » futur est dans les arguments mêmes qu’il vous oppose.

Soyez sincère dans votre écoute et réellement intéressé car là réside la solution qui vous permettra de résoudre votre conflit.

Faites-lui comprendre que vous l’avez compris en reformulant ses propos

Écouter est déjà une étape importante. A présent, prouvez à votre interlocuteur que vous avez compris ce qu’il vous a dit. Pour cela utilisez la reformulation. Redites avec vos mots ce que vous avez compris en finissant votre propos par une phrase du type « c’est bien cela ? ».

S’il dit oui, vous êtes toujours sur le bon chemin, sinon posez de nouveau les questions nécessaires pour bien comprendre votre interlocuteur. S’il se sait compris, votre interlocuteur sera prêt à vous écouter.

Juxtaposer votre point de vue au sein plutôt que de l’opposer

La cinquième étape consiste à juxtaposer votre point de vue au sein grâce à l’aide de mots-clés comme « de mon côté », « pour moi », « en même temps », « de mon point de vue ». Évitez à tout prix le « oui mais » qui signifie « NON ».

Ensuite observez les deux points de vue en cherchant à trouver une solution qui puisse convenir aux deux. Ce sont alors deux cerveaux qui réfléchissent en même temps à résoudre l’équation.

Proposer une solution

Vous pouvez alors passer à l’étape suivante ! Dès qu’une solution gagnant-gagnant apparaît, proposez-la. Si vous ne la voyez pas, demandez à votre interlocuteur s’il voit une solution. Et parlez-en ensemble. Éventuellement si aucune solution gagnant-gagnant n’apparaît, cherchez un compromis. Ce dernier a de grandes chances d’être accepté, car la relation est devenue une relation de coopération.

Si jamais la solution n’a pas encore été trouvée, on peut se donner un temps supplémentaire de réflexion. Chacun des protagonistes y réfléchira de son côté.

En résumé, l’attitude générale consiste à comprendre que le rapport de force est contre-productif. Résistez à la tentation d’utiliser les arguments, les menaces et les attaques personnelles.

Pensez à traiter les émotions avant de traiter le problème : vos émotions et celles de votre interlocuteur. Questionnez pour comprendre, reformulez et juxtaposez les points de vue. Enfin proposez une solution gagnant-gagnant.

Pour en savoir plus : http://www.letaoduconflit.fr/

Vous avez encore des questions ou des remarques sur la communication non violente ? Posez-les en commentaires, j’y répondrai avec plaisir.

Bien à vous,

Émilie Laure

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Parler aux animaux… oui mais lesquels ?

KiraVoilà bien une drôle de question que je pose aujourd’hui. Communiquer avec les animaux intéresse de plus en plus. Et force est de constater que ce besoin se fait jour pour de nombreux propriétaires d’animaux de compagnie. Ce sont ainsi plutôt les chiens et les chats qui font le plus l’objet de demandes de communication… les chevaux aussi. Laïla Del Monte est d’ailleurs l’une des pionnières dans le domaine.

On s’intéresse d’abord au bien-être et à la compréhension de ceux qui nous sont les plus proches, ce qui est tout à fait louable en soi.

Toutefois on oublie que la conscience animale ne se limite pas aux seuls animaux proches physiquement des êtres humains.

Revoir notre relation avec les animaux

La communication avec d’autres animaux, qu’ils soient d’élevage, de cirque, en parc d’attraction, en captivité ou en milieu sauvage, a beaucoup à nous apprendre sur eux-mêmes et sur nous-mêmes… la plupart de nos études les concernant se réduisant pour la plupart à une observation de notre point de vue et sans réelle communication avec les animaux.

L’on comprendrait davantage la séparation des mères et des petits dans les élevages et ce que cela génère pour ces êtres, comme pour nous en tant que consommateurs d’un lait qui ne nous est pas destiné.

L’on comprendrait davantage les comportements de dauphins ou autres êtres marins vivant dans des bassins de tailles réduites et qui passent leur vie en captivité à distraire des êtres sans conscience venus voir tourner un ballon sur le bout du nez d’une otarie. Est-ce si drôle, si amusant pour tout le monde ? L’animal y compris ?

D’ailleurs que cela nous apporte-t-il réellement de voir de tels tours ?

Qu’est-ce qui peut nous émerveiller le plus ? Voir ces animaux mis en scène ? Ou les observer avec respect dans leur milieu naturel ?

Communiquer avec les animaux et revenir à l’unité

Chloé

Communiquer avec les animaux peut permettre de développer un mieux-vivre ensemble, voir comment partager notre planète dans le respect de l’autre et sans chercher constamment à tuer ou blesser pour imposer sa suprématie.

La Terre appartient à tous. Échangeons pour mieux respecter chacun.

Qu’il s’agisse de déplacer un essaim d’abeilles ou de demander à des cervidés de réduire leur passage dans le jardin, une communication non violente et bienveillante est aussi possible avec les animaux.

Et ils sont bien souvent plus compréhensifs que les êtres humains eux-mêmes.

J’ai ainsi récemment négocié le déplacement d’un essaim de guêpes. Aucun ne m’a attaquée. Quelques mois plus tôt, j’avais aussi négocié avec l’esprit des cervidés qui venaient dans mon potager.

Dans mon foyer, tout au long de ma grossesse, j’ai échangé avec mes chiennes pour présenter l’arrivée du bébé et aussi leur rappeler que personne ne pouvait prendre leur place. C’était primordial pour moi comme pour mes chiennes qui savent aujourd’hui quelle place est la leur et ont accepté le bébé.

Je crois utile de développer davantage la communication animale pour mieux nous comprendre en tant qu’êtres humains.

Les animaux ont une grande bienveillance et un regard très sage sur nos comportements. Ils ne jugent pas et soulèvent néanmoins des questions très pertinentes sur nos motivations dans telle ou telle situation.

Qui sont vraiment les maîtres ? Ceux qui cherchent à dominer ? Ou ceux qui attendent que les oreilles soient prêtes à entendre ?

Il est encore temps de reprendre notre vie sur Terre en main. Un nombre croissant d’entre nous le réalise.

Et vous, êtes-vous prêt à cela ? Êtes-vous prêt à vous remettre en question ? A remettre en question votre mode de vie ?

Arrêtez de vous limiter et considérez chaque être comme apte à communiquer avec vous. Vos serez surpris des échanges. Allez-y sans à priori. Soyez vous-même.

Belle communication avec chaque-Un.

Bien à vous,

Émilie Laure